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Un dispositif d'aide pour les apprentis du paysage

#PaysApprentis : la cinquième édition est lancée !

 

L’Union Nationale des Entreprises du Paysage et les Organisations Syndicales de Salariés s’engagent pour la 5ème année dans l’accompagnement des jeunes apprentis qui se destinent aux métiers du secteur du paysage.

Avec, en 2015, près de 1900 nouveaux bénéficiaires Pays’Apprentis, le succès est de nouveau au rendez-vous. Ce dispositif original et socialement innovant souligne le dynamisme et l’engagement précurseur de la branche du paysage en faveur de la formation des futurs salariés du secteur. Il contribue également à en renforcer l’attractivité.

Objectif 2016 : continuer à permettre à de nouveaux apprentis du paysage de se former de façon optimale sans que la distance soit un obstacle.

Quelques chiffres : 
Près de 7 800 apprentis ont bénéficié en quatre ans d'une aide financière grâce à Pays’Apprentis.
 Entre 150 et 500 euros leur ont été attribués pour contribuer à la prise en charge du coût éventuel de leurs déplacements ou hébergement.

A NOTER 

A NOTER La version 2016/2017 des demandes d’aide sera disponible sur les sites internet de L’Union Nationale des Entreprises du Paysage www.lesentreprisesdupaysage.fr et du Groupe AGRICA www.groupagrica.com à partir du 17 octobre 2016, date de lancement du dispositif.

Tweetez dès maintenant sur le renouvellement du dispositif avec le hashtag #PaysApprentis

Le témoignage d'Audrey Roubaix, bénéficiaire de Pays'Apprentis
 

 

 

Qui est concerné ?

Pays’Apprentis est réservé aux apprentis des entreprises du paysage affiliés à la MSA qui entrent dans l’année du diplôme et qui ont choisi dans le cadre de leur apprentissage, une entreprise plus ou moins éloignée de leur CFA (Centre de Formation d’Apprentis).

Les diplômes concernés sont :
-    BPA en un an (adulte)
-    BPA en deux ans
-    Capa (secteur du paysage)
-    Bac pro (secteur du paysage)
-    CS gestion de l’arbre en milieu urbain
-    CS élagage, taille et soins des arbres
-    CS assistant concepteur paysagiste
-    CS arrosage
-    CS construction paysagère
-    BTS (secteur du paysage)
-    Licence pro (secteur du paysage)
-    Ingénieur (secteur du paysage)
 

Quel est le montant de l’aide proposée ?

Concrètement, les apprentis peuvent bénéficier, dans l'année du diplôme, d'une aide financière comprise entre 150 et 500 euros. Cette aide, versée en une seule fois par AGRI PRÉVOYANCE (institution de prévoyance du Groupe AGRICA) gestionnaire du dispositif, participe à la prise en charge du coût éventuel de leurs déplacements ou hébergement lié à l'éloignement entre leur centre de formation et leur lieu d'apprentissage.
 

Quelle est la date de mise en place du dispositif ?

Il a été mis en place à titre expérimental à la rentrée 2012. 
 

Comment en bénéficier ?

Afin de bénéficier du dispositif Pays'Apprentis, il convient d'envoyer le formulaire de demande d'aide auprès d'AGRICA par mail ou par courrier avant le 10 décembre 2016.

 

Autre condition nécessaire : les apprentis concernés ainsi que l’entreprise d’accueil doivent être affiliés à la MSA.
 

 

Les entreprises du paysage proposent des emplois qualifiés à tous les niveaux et offrent de nombreuses possibilités d’évolution au sein d’une même profession. Les profils et compétences privilégiés par les entreprises dans leur recrutement dépendent beaucoup de leur structure et de leur taille, mais aussi de leur domaine de spécialisation.

De manière générale, les qualités les plus prisées par les entrepreneurs du paysage, en plus de la maîtrise des gestes du métier, sont l’autonomie, la polyvalence, la capacité d’adaptation, le soin et la rigueur.

Il faut distinguer les métiers de la conception de ceux de la réalisation d’aménagements paysagers. Les premiers relèvent du concepteur paysagiste, appelé communément paysagiste ou architecte paysagiste (niveau bac +4 à bac +6) et de ses assistants (niveau bac +2). Les seconds relèvent de l’entreprise du paysage qui englobe plusieurs types d’emplois et plusieurs spécialités accessibles à tous les niveaux de diplômes.
 

Des personnes de terrain

« C’est un métier très physique, qui demande beaucoup d’énergie et de motivation, mais qui apporte également de très grandes satisfactions : je vois le résultat concret de mon travail quotidien, à travers les réalisations paysagères auxquelles je contribue. C’est un travail de précision, qui demande de la rigueur et un bon esprit d’équipe. Il ne faut pas rechigner à la tâche. » Christophe, 23 ans, ouvrier paysagiste qualifié.

« Depuis 1 an, j’encadre plusieurs équipes et je gère de gros chantiers, tout en restant sur le terrain avec mes ouvriers, car ce que j’aime avant tout, c’est l’ambiance des chantiers et le travail en équipe. » Stéphanie, 26 ans, chef de chantier.
 

Des spécialistes

« Apprenti Bepa dans une entreprise d’espaces verts, j’ai souhaité devenir un vrai spécialiste de l’arbre pour travailler dans son département élagage. Il faut dire que l’élagage, c’est toute une technique… Dans quelques années, j’espère pouvoir me former encore plus pour évoluer vers la gestion des arbres urbains. » Nicolas, 25 ans, élagueur.

« Mon métier est très proche de celui de décorateur. J’embellis des bureaux, des halls d’entreprises, des hôtels et des restaurants… Il y a parfois des montées d’adrénaline car il nous arrive de travailler contre la montre, pour réaliser en un temps record des décors de cinéma ou d’autres évènements. Ce qui me plaît dans ce métier : contribuer au bien-être des gens. » Jérémie, 23 ans, paysagiste d’intérieur.
 

Des personnes d’expérience

« Nos métiers du paysage attirent les jeunes car nous y faisons du beau ! Derrière cette image, il y a la technique, les machines, le travail en équipe et les chantiers à chaque fois différents. La routine, on ne connaît pas ! » Alain, 52 ans, PDG d’une entreprise de 5 salariés.

« Toutes les entreprises partagent le souci de faire évoluer les jeunes recrues. Dès que nous sentons du potentiel, nous poussons le jeune et le formons. Mais pour cela, il faut qu’il en ait envie : la motivation est la condition pour progresser. » Emmanuelle, 40 ans, PDG d’une PME de 15 personnes.


 

Les titulaires d’un diplôme par apprentissage sont très prisés sur le marché du travail. Maîtrisant les techniques de végétalisation autant que la maçonnerie, de la préparation des sols à leur engazonnement, en passant par la taille, l’installation de systèmes d’arrosage, d’éclairage, etc. ces apprentis constituent les forces vives des entreprises du paysage au quotidien sur les chantiers de création ou d’entretien. Leurs terrains de jeux favoris ? Un jardin de particulier, un grand chantier, un terrain de foot ou encore une toiture végétalisée : la variété est de mise !
 

L’expertise de Catherine Muller,
Vice-présidente de l’Unep en charge de la formation :

" Les titulaires d’un diplôme tel que le Bepa et le BPA « travaux paysagers » sont très prisés sur le marché du travail car ils constituent les forces vives des jardiniers paysagistes spécialisés, qui œuvrent au quotidien sur les chantiers d’espaces verts, tant en création qu’en entretien ! Surtout s’ils se spécialisent dans un domaine précis comme par exemple l’élagage, en se formant au certificat de spécialisation « taille et soins aux arbres » !
De même, les titulaires du Bac professionnel « aménagements paysagers », conçu pour une entrée rapide et efficace dans la vie active, sont très prisés par les entreprises. Ils ne rencontrent généralement aucune difficulté à trouver un emploi. Les titulaires de ces diplômes démarrent en général à des postes de jardiniers paysagistes plus ou moins qualifiés selon leur niveau et l’expérience qu’ils ont pu acquérir durant les périodes de stages ou d’apprentissage. Ils peuvent ensuite se spécialiser et/ou évoluer vers des postes de chefs d’équipe, puis chefs de chantier." 

« Pour la grande majorité des jeunes qui s’orientent vers les métiers du paysage, il s’agit d’une orientation subie. »

FAUX – Une étude parue en février 2005* révèle en effet que ces jeunes sont animés d’un intérêt et d’une motivation réels, et la plupart ont déjà formulé un véritable projet professionnel.

«  Les jeunes choisissent ce métier manuel par dépit »

FAUX – 95%* des jeunes qui suivent une formation aux Travaux Paysagers aiment la nature et souhaitent y évoluer professionnellement. 90% d’entre eux ont déjà formé le projet de devenir paysagiste, et 60% souhaitent à terme créer leur propre entreprise.

« Le métier de jardinier paysagiste demande peu de compétences »

FAUX -  Un jardinier paysagiste doit maîtriser de nombreuses techniques pour réaliser jardins, espaces verts, piscines, terrasses, aires de jeux, terrains de sport… Il connaît les plantes et les sols, possède des notions d’hydraulique, de maçonnerie, d’électricité…

 

* « Orientation, formation et insertion professionnelle des jeunes de la fillière travaux paysagers », ENESAD, février 2005.